Projet en cours


SPECTACLE MUSICAL ET CINÉMATOGRAPHIQUE
DU 11 OCTOBRE 2019

INFORMATIONS PRATIQUES
Le prix des places est à 10 € en prévente jusqu’au 8 octobre, et à 12 € ensuite.
Pour les enfants jusqu’à 12 ans, il est à 8 €.
Pour réserver, vous pouvez déposer (ou envoyer) dans la boîte aux lettres de l’association à la Maison de la Vie Associative, 122 bis, rue du Barbâtre, 51100 Reims, une enveloppe contenant un chèque (libellé à l’ordre de « Au Fil de l’Histoire Productions ») avec les noms et prénoms des personnes présentes le 11 octobre 2019 au spectacle, une adresse e-mail et un numéro de téléphone. Les billets seront délivrés à l’accueil du Théâtre du Chemin Vert, le jour du spectacle à partir de 18 heures 30.
Vous pouvez aussi prendre contact avec l’association par e-mail.

« C’ÉTAIT LE TEMPS DU CINÉMA MUET »

La Salle des Fêtes de la Cité du Chemin Vert dans l’entre-deux-guerres (Document Michel Thibault)

Le spectacle musical et cinématographique que nous vous proposons se tiendra dans le Théâtre du Chemin Vert qui retrouvera ainsi l’une de ses vocations premières, celle d’être une salle de cinéma de quartier. Les spectateurs seront plongés dans l’atmosphère du temps du muet où les films étaient accompagnés le plus souvent par la musique d’un pianiste seul. Les anciens cinémas de Reims seront évoqués (cf. l’article de Michel Royer, plus bas), de même que le genre du slapstick (cinéma burlesque américain) ainsi que ses trois grands représentants : Charlie Chaplin, Buster Keaton et Harold Lloyd. Des extraits de films de ces maîtres seront projetés lors de la première partie du spectacle qu’animeront le brillant pianiste Karim Medjebeur et la talentueuse chanteuse et maîtresse de cérémonie, Audrey Cogneau. Tous deux nous réservent une seconde partie de leur cru, en lien avec l’histoire de la musique au cinéma, pleine de surprises et marquée par un détonnant mélange de virtuosité et d’humour.

KARIM MEDJEBEUR
Pianiste - Compositeur - Arrangeur

AUDREY COGNEAU
Chanteuse - Compositrice

Karim entre au Conservatoire National de Région de Reims à l’âge de 6 ans. Il y effectue des études de piano, de percussions, de musique de chambre, d'harmonie, et de direction d'orchestre. En 1989, il obtient une médaille d’or de piano ainsi qu’une médaille de vermeil en percussions, puis une médaille d’or de musique de chambre. Il entre ensuite au C.N.R. de Paris dans un cycle spécialisé Piano/Pédagogie.
En 1992, il devient lauréat de la fondation Yehudi Menuhin et donne plusieurs concerts en soliste. Il obtient le Diplôme d’Etat de Professeur de Piano en 1993 et est nommé pianiste chef de chant à l’Opéra de Reims.
Il accompagne la chanteuse "Juliette" depuis 1998, et est souvent sollicité par d'autres artistes. Il crée des musiques sur plusieurs pièces de théâtre de Tchekhov, spectacles, courts-métrages et téléfilms. A la fois sur scène et en studio, y compris en tant que comédien, il a également été intervenant au sein de l’école "Richard Cross".
Désormais, Karim partage son activité entre composition et direction musicale pour le spectacle vivant ("Mozart Opéra Rock" version symphonique avec l'Orchestre National d'Ukraine, "Mike laisse nous t’aimer", "Frères du Bled", "Spamalot", etc.) et les tournées en tant que sideman. Depuis septembre 2012, il accompagne Patrick Fiori sur scène et en studio.
En 2017, il réalise des arrangements pour les derniers albums de Nana Mouskouri et de Patrick Fiori. Il réalise également l’album "Histoire d’Hommes", et devient directeur musical du spectacle "Quand la guerre sera finie".
En 2018 il devient le directeur artistique de Jane Constance (gagnante de "The Voice Kids 2015") et l’accompagne sur ses concerts en Europe. En septembre, il travaille sur les arrangements et la réalisation de l’album de Frédéric Longbois sorti en novembre 2018 et l’accompagne sur la création de son nouveau spectacle. Il est aussi engagé comme directeur musical pour la création française de la comédie musicale "Le Baiser de la Femme Araignée".

C'est vers l'âge de 12 ans qu'Audrey commence le chant lyrique en cours particuliers, qu’elle poursuit actuellement avec Patrick Radelet (Baryton au Choeur de Radio France) afin d’asseoir sa technique vocale.
Pour autant, elle aime s'aventurer dans des registres éclectiques qui lui permettent d'expérimenter sa versatilité. Des musiques du monde au classique, en effleurant au passage le rock symphonique et la variété française...
En 2013, elle intègre le chœur Nicolas de Grigny, dirigé par Jean-Marie Puissant, qui évolue sur un répertoire classique très large, allant du baroque au contemporain, avec des orchestres de renom.
Passionnée par la musique celtique et la culture gaélique, elle rejoint le groupe de musique traditionnelle irlandaise Escapade de 2015 à 2017, et s’essaie de temps en temps au bodhrán (percussion irlandaise).
Elle assure des parties de choeur en studio pour différents artistes sur Paris. Elle réalise également quelques voix-off ou joue la comédie pour des projets divers (court-métrage, mapping vidéo, répondeurs téléphoniques professionnels…). Elle travaille actuellement sur ses propres compositions de style cinématique.


LE CINÉMA À REIMS AVANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE
Par Michel Royer, Docteur en histoire contemporaine


« Le Palais Rémois », qui deviendra « L’Empire » en 1929 (Document Michel Thibault)

La première projection de cinéma à Reims dont on ait gardé trace a lieu le 27 mars 1896, soit trois mois seulement après que les Frères Lumière aient présenté au public parisien la « sortie des ouvrières de l’usine Lumière ». Elle se tient au Cirque dans le cadre de conférences organisées par la Ligue de l’Enseignement. L’une d’entre elles, présentée par Monsieur Coutollenc, prend pour thème le cinématographe et présente douze projections de quelques minutes chacune. Le 29 avril 1896, c’est le « Casino », rue de l’Etape, qui accueille à son tour le cinématographe Lumière. Dans les années qui suivent, des séances ont lieu place Drouet d’Erlon, lors de la foire de Pâques, comme en 1901 avec le « Splendide salon du Cinématographe Electrique de MM. Lumière et fils ». Mais il s’agit de projections ponctuelles avec du matériel que l’on déplace.

En 1906, deux salles de spectacles rémoises, le Kursaal, passage des Variétés et le Casino, rue de l’Etape, installent du matériel de projection à demeure et assurent des projections quotidiennes. En 1909, le Grand Cinéma Lux, 1 place Luton, annonce des projections le jeudi et le dimanche et l’American Cosmograph installé Salle des nouveautés, au 17 de la rue de Talleyrand, présente les vols de Wilbur Wright venu à Reims pour la Grande semaine d’aviation de la Champagne. En 1912, ouvrent le Cinéma Universel, 16 rue de l’Etape, et l’Aéro-cinéma, 11 rue de Thillois. Le nom de ce dernier établissement, dirigé par messieurs Joyeux et Verbiest, vient d’une hélice d’avion qui orne le balcon de la mezzanine. Il existe aussi le cinéma en plein air de l’Embarcadère, au 48 boulevard Roederer. Sont également attestés en 1913 le cinématographe de M. Cuvillier et celui de M. Ferra. A la veille de la Première Guerre mondiale, une dizaine de cinémas existent à Reims. Mais le conflit leur inflige d’importantes destructions et ils cessent toute activité.

À partir de 1919, dans la ville qui se reconstruit, les cinémas renaissent. L’Aéro-cinéma est transféré provisoirement, en octobre 1919, au 58 rue de Vesle en attendant que soit construit l’Opéra, qui lui succède rue de Thillois, en 1923. Le Cosmos-Cinéma, toujours 48 boulevard Roederer, prend la suite de l’Embarcadère. Mais de nouveaux établissements apparaissent. Le Palais Rémois (devenu l’Empire en 1929) s’installe au 72 place Drouet-d’Erlon. C’est le plus grand cinéma de Reims avec 1700 places assises. Le Triumph Cinéma, très vite rebaptisé l’Eden, est au 110 avenue Jean Jaurès. C’est lui qui inaugure en 1929 le cinéma parlant à Reims. Les autres cinémas sont L’Alhambra (32 rue de Neufchâtel), le Ciné-Moderne (56, rue des Capucins), le Modern Cinéma (112 rue du Barbâtre) et le Tivoli (rue Fléchambault). A cela il faut ajouter des salles de cinéma qui ne sont pas purement commerciales comme celle de la Maison commune du Chemin-vert ou le Familial, rue Chanzy, qui à sa création en 1933 est dirigé par les abbés Cagniart et Warnier.

Pour prolonger la conférence donnée par Michel Royer en mai dernier sur l'enseignement secondaire à Reims du début du XIXe siècle jusqu'aux années 1960, vous pouvez consulter son article sur l'émergence progressive d'un enseignement intermédiaire à Reims (1883-1941) sur le site des Archives municipales. TÉLÉCHARGER

ACTUALITÉS

Projection du film 1051 JOURS
Dans le cadre des journées du patrimoine
Samedi 21 septembre 2019 à 16h30
A l’Opéraims
Réservation obligatoire au
03 26 77 77 76 (Le Trésor)

Projection du film 1051 JOURS
et conférence de Jean-François Boulanger
Mardi 1er octobre 2019 à 18h15
Au Fort de la Pompelle
Réservation obligatoire au
03 26 35 36 91/96 (Musée Saint-Remi)

Spectacle musical et cinématographique
Vendredi 11 octobre 2019 à 19h30
Au Théâtre du Chemin Vert

Conférence du Dr Jean-François Hutin
Mardi 22 octobre 2019 à 19h
à la MVA - Salle 101-102

LE FILM 1051 JOURS EN DVD

Si vous souhaitez acquérir le DVD du film 1051 JOURS, vous pouvez cliquer ici pour télécharger un bon de commande (.pdf - 50 ko).